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J'écris donc mes propres arrangements, je n'utilise donc pas les partitions commerciales, que je considère être trop maigres en solutions pianistiques, et souvent peu adaptées au monde pianistique. Vous pourrez effectivement constater que les partitions commerciales sont souvent écrites à trois voix, que fait un pianiste débutant avec ce type d'écriture ? D'autant plus que les deux premières voix sont souvent dissociées de la mélodie. On y trouve également des doigtés, des positions, des déplacements latéraux qui ne sont pas adaptés à l'apprentissage du piano; à croire que les partitions commerciales sont faites pour être vendues, et non pour aider le pianiste à apprendre.

Je viens de la culture classique, je suis passé par les classes traditionnelles qui nous font apprendre Chopin, Liszt, Schubert, Beethoven, ... En parallèle de mes études musicales classiques, j'ai appris le domaine de la chanson. Chansons françaises et chansons internationales. Cet apprentissage a dû se faire par mes propres recherches personnelles, car les professeurs classiques ne connaissent en général pas grand-chose à la musique populaire, et pire considèrent parfois que ce n'est pas de la musique. Si bien que, dans mon parcours, ces deux compétences se sont développées de concert. La conséquence fut que lorsque j'ai commencé à élaborer mes propres arrangements, j'ai intégré dans ces derniers, la technique pianistique classique. Ainsi, une oreille avertie pourra retrouver, au sein des chansons que je joue, une série de motifs techniques que l'on trouve dans des Ballades de Chopin, ou Impromptus de Schubert, ..., transformés selon mon goût. Ma ligne musicale est donc de proposer des arrangements s'inspirant des techniques classiques les plus élaborées. Ainsi, mon mode d'interprétation, dans le domaine des chansons, est de s'inspirer fortement des règles techniques et harmoniques, l'improvisation est contrôlée, elle n'est pas le fruit de la seule intuition, de la seule fougue du pianiste survolté, elle évolue en suivant un chemin calculé. Je privilégie la gestion du contact avec le clavier, la douceur de l'impact, ce qui me semble être beaucoup plus porteur de sentiments que la virtuosité pure. Et de manière générale, je suis plutôt favorable - quand le morceau le permet - à des interprétations qui donnent le temps à la musique d'être écoutée, plutôt qu'à des exécutions trop rapides. Le piano n'est pas une course à la technique.

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